06/11/2007

Meurtre au "Fournil"

NB : la mise en page est parfois chaotique. Le problème est incompréhensible et incorrigible.  

Notre paisible village est en émoi. Ce lundi 5 novembre 2007, je prends le train de 8h03 à Jamioulx. Un cordon policier déployé à l'entrée de la rue Vandamme est visible de la gare. Malgré un tel déploiement, j’étais loin d’imaginer qu’une nuit tragique s’était déroulée et allait  faire la une de la presse écrite, radiophonique et télévisée et ce, à l’échelon national. C’est vers midi qu’un collègue bruxellois m’apprendra la nouvelle…

Un boulanger abattu par deux braqueurs à Jamioulx

DIVERS lun 5 nov RTL Info

Pascal Rennuy, le boulanger tenant la boulangerie "Le fournil", place communale à Jamioulx (entité de Ham-sur-Heure/Nalinnes), a été abattu ce lundi aux premières heures, apparemment par deux braqueurs.

Il semble que le boulanger se soit trouvé face aux deux braqueurs armés, qui ont fait feu sur lui après lui avoir demandé le contenu de sa caisse. Ils seraient repartis sans le butin, rendant ce crime encore plus inutile qu'il ne l'est.

La boulangerie avait été fermée pour congés, après d'autres agressions déjà subies ces dernières semaines. Le parquet de Charleroi est actuellement sur place et un périmètre de sécurité y a été installé par les policiers de la zone Germinalt.

 

 

 

Avis de recherche pour le meurtre de Jamioulx

Mr Hennuy a été forcé par un auteur à se coucher sur le sol et a ensuite été mortellement blessé par un coup de feu.
Dorian Cherpion.
Abdelah Mostefa.

Le parquet de Charleroi a lancé jeudi un appel à témoins à propos de deux majeurs recherchés dans le cadre du meurtre, aux premières heures de lundi, d'un boulanger de Jamioulx.

Les deux suspects recherchés sont Dorian Cherpion, 23 ans, et Abdelah Mostefa, 18 ans. Lundi vers 02h00 du matin, un boulanger de Jamioulx, Pascal Hennuy, 34 ans, installé sur la place communale de Jamioulx, avait été réveillé par le bruit de l'intrusion dans son atelier d'individus venus le cambrioler. Il était descendu des pièces de son habitation à l'étage, avant de se trouver face à face avec plusieurs agresseurs. L'un de ceux-ci avait alors tiré dans sa direction, le blessant mortellement d'un coup de feu en plein coeur. Il semble que les agresseurs n'avaient rien emporté. Ils avaient également abattu le chien du boulanger.

On avait appris mercredi qu'un des auteurs supposés, un mineur d'âge, avait été interpellé, et était passé aux aveux quant à sa participation, sans qu'on puisse encore définir précisément son rôle dans cette agression en bande. Le parquet de Charleroi avait également signalé que quatre autres complices étaient recherchés, parmi lesquels deux mineurs d'âge. On sait désormais que les deux majeurs sont Dorian Cherpion, 23 ans, déjà connu pour des faits de vol qualifié, et Abdelah Mostefa, 18 ans, sans casier judiciaire, pour lesquels un appel à témoins a donc été lancé jeudi. (belga)

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La Libre Belgique :

 

Etre boulanger, cela deviendra-t-il une profession à risques ?

Après qu'on eut relevé d'autres attaques, un boulanger a été abattu.

Selon de premiers éléments d'enquête, ce serait à deux braqueurs violents que Pascal Rennuy, honnête boulanger de son état et âgé de 34 ans, devrait d'avoir perdu la vie. Cela s'est déroulé aux premières heures de la journée de lundi, alors que M. Rennuy se trouvait dans sa boulangerie "Le fournil”, sise sur la place de Jamioulx. L'infortuné commerçant se serait donc retrouvé face à deux agresseurs qui auraient exigé le contenu de la caisse. Comment les choses se sont-elles ensuite déroulées, ce n'était pas certain, lundi. Toujours est-il qu'un des deux hommes a déchargé son arme vers M. Rennuy, le blessant mortellement. La boulangerie avait pourtant été fermée pour de brefs congés, après qu'elle eut déjà été le théâtre d'autres agressions, ces dernières semaines. Le parquet et le juge d'instruction de Charleroi se sont très vite rendus sur place, délimitant avec la police un périmètre de sécurité.

Pas une première

Le pis, c'est qu'il n'est même pas possible d'écrire que l'affaire serait extraordinaire. Dans la nuit du 20 au 21 juin dernier, voilà donc à peine plus de 4 mois, M. Debacker, boulanger à Boncelles, une tranquille bourgade de la périphérie liégeoise, avait été abattu de plusieurs coups de feu, tirés alors qu'il était dans la cour de sa boulangerie. Une tentative de vol ayant mal tourné ? On ne connaissait en tout cas aucun ennemi à cet homme de 40 ans, aimé du voisinage. Et faut-il rappeler que, dans la nuit de mercredi à jeudi dernier, un autre boulanger encore, de Marbais, avait dû faire lui-même feu sur trois braqueurs qui le menaçaient ? Deux avaient été légèrement blessés, un troisième étant toujours en fuite. Les premiers, deux Albanais, ont avoué que leur intention était de commettre un cambriolage. Vu les circonstances générales, il ne serait pas surprenant que le boulanger tireur bénéficie tôt ou tard de la notion de légitime défense.

R.P

 

Le Soir :

.Meurtre pour faciliter un vol ?

Un boulanger assassiné


Pourquoi Pascal Hennuy a-t-il été tué d'une balle en plein coeur dans la nuit de dimanche à lundi ? Pour de l'argent ?

Pascal Hennuy avait 35 ans. Depuis 13 ans environ, il tenait la boulangerie « Le Fournil » sur la place de Jamioulx (Ham-sur-Heure/Nalinnes). Un commerce où il fut apprenti avant d'en reprendre les rênes avec son épouse Dominique. Le couple, qui logeait dans cette ancienne fermette en pierres du pays, n'avait pas d'enfants. Dans le village, on appréciait Pascal Hennuy pour son caractère jovial, aimable avec le client. C'est dire si l'annonce de son assassinat, hier, a secoué la population.

Vers
2 heures du matin, lundi, deux hommes armés et encagoulés se sont introduits par effraction dans la boulangerie, en passant par l'atelier. Zeus, l'imposant beauceron de Pascal Hennuy, n'a pas eu le temps de montrer les crocs : les visiteurs nocturnes l'ont abattu de plusieurs coups de feu. Sans pitié.


Réveillé par le vacarme, le boulanger s'est rendu au rez-de-chaussée, s'armant d'un couteau de cuisine. « Il y a quelques mois, il aurait été au turbin à cette heure-là, raconte un riverain, client du « Fournil ». Mais Pascal avait réalisé des investissements, s'achetant notamment des machines spécialisées pour la cuisson du pain. Cela lui permettait de gagner quelques heures de sommeil, comme il se plaisait à en parler en concluant par un clin d'½il malicieux. »

Confronté aux malfrats dans son salon, l'artisan-boulanger aurait lancé son couteau dans leur direction. L'un d'eux a riposté immédiatement, tirant un coup de feu. La balle a atteint Pascal Hennuy en plein coeur, le tuant quasi sur le coup. Les auteurs ont aussitôt pris la fuite, sans emporter de butin. Une voiture aurait été aperçue par des riverains, mais celle-ci a disparu dans la nature.


« Crime crapuleux, gratuit »

La police locale de la zone Germinalt s'est rendue sur les lieux et a aussitôt instauré un périmètre de sécurité. L'affaire a été mise à l'instruction entre les mains de la juge Brigitte Francotte et confiée à la section homicides de la police judiciaire fédérale de Charleroi. Des prélèvements ont été effectués et les scellés apposés sur la boulangerie.

Pour
l'heure, le mobile de ce meurtre reste inconnu. « Le plus plausible reste celui du crime pour faciliter le vol, même s'il n'y a pas de butin, explique le procureur du roi de Charleroi, Christian De Valkeneer. L'hypothèse d'une vengeance après un conflit avec un apprenti semble quant à elle disproportionnée. Mais toutes les pistes sont examinées. »


Dimanche, vers midi, deux hommes ont tenté de braquer le restaurant « Chez Dewilde », non loin de là, à Nalinnes. Le patron ayant cru à une blague, les auteurs ont pris la fuite bredouilles. Y a-t-il un lien avec le meurtre de Pascal Hennuy ?

Chez « Tonton Charles », la taverne du village, on ne parlait évidemment que de ça, ce lundi. « C'est un crime crapuleux, gratuit, affirment les Jameloviens qui ont du mal à croire que le vol pouvait être le seul mobile des tueurs. Y a-t-il tellement d'argent à prendre dans une boulangerie, à deux heures du matin ? »

Ce n'est pas la première fois qu'un boulanger de la région de Charleroi succombe après un braquage. En mars, Renato Qualizza avait été abattu par deux braqueurs dans son commerce de Marchienne-au-Pont. L'un des auteurs a pu être identifié, l'autre court toujours. Jeudi, à Villers-la-Ville, un boulanger a quant à lui eu le dernier mot avec trois braqueurs. Muni d'une arme à feu, il en a blessé deux, les tenant en respect jusqu'à l'arrivée de la police.

FRÉDÉRIC DUBOIS


  La Dernière Heure : Un boulanger assassiné

Pascal Hennuy, 35 ans, a surpris les intrus qui venaient d'abattre son chien Zeus

Pascal Hennuy et son épouse Dominique avaient toute la vie devant eux. Mais deux malfrats à la recherche de quelques euros sont venus briser leurs rêves.

Pascal avait 35 ans. C'était le boulanger de la place communale de Jamioulx, dans l'entité d'Ham-sur-Heure/Nalinnes. Il y a environ 13 ans, le commerçant avait repris le Fournil, où il travaillait comme apprenti dans ses jeunes années. "C'était un homme aimable, souriant et sympathique avec les clients”, raconte un riverain. "Il aimait aussi la bonne chère et n'hésitait pas à prendre congé pour profiter de la vie ou prendre du recul”.

Samedi dernier, justement, Pascal Hennuy avait repris le travail après une pause de plusieurs jours.” Il ne devait donc pas y avoir beaucoup d'argent à voler”, poursuit le Jamelovien. Et pourtant, cela n'a pas empêché deux individus encagoulés de fracturer la porte de l'atelier du Fournil, vers 2 h du matin. Zeus, l'imposant beauceron des Hennuy, n'a pas eu le temps de défendre ses maîtres : il est tombé sous les balles des deux impitoyables intrus.

Réveillé par les détonations, Pascal Hennuy a saisi un couteau de cuisine et est allé à la rencontre des malfrats qui se trouvaient déjà dans son salon. Il semble que le boulanger ait lancé son arme dans leur direction. La riposte n'a pas tardé à venir : l'un des truands a tiré un coup de feu, lui transperçant le coeur.

Sans même prendre la peine d'emporter un butin, les tueurs ont pris la fuite. Dominique, l'épouse de la victime, a trouvé son mari agonisant. En état de choc, elle a pu avertir les secours. Mais il était trop tard…

L'affaire a été confiée à la police judiciaire fédérale de Charleroi. Pour l'heure, le mobile reste inconnu. "Le plus plausible reste celui du crime pour faciliter le vol, même s'il n'y a pas de butin”, explique le Procureur du Roi de Charleroi, Christian De Valkeneer. "L'hypothèse d'une vengeance après un conflit avec un apprenti semble quant à elle disproportionnée. Mais toutes les pistes sont examinées”.

Samedi dernier, à Villers-la-Ville, c'est le boulanger qui avait eu le dernier mot, blessant deux des braqueurs. Pascal Hennuy n'a pas eu cette chance.

Frédéric Dubois
 

Vers l’Avenir : 

Boulanger abattu par des intrus

Une balle en plein coeur... Pascal Hennuy, 35 ans, boulanger, s'est pris une balle en plein coeur. Il avait surpris des intrus venant de tuer son chien.


Depuis hier matin, le petit village de Jamioulx, dans l'entité d'Ham-sur-Heure/Nalinnes, est sous le choc. Dans la nuit de dimanche à lundi, le boulanger de la place communale, Pascal Hennuy, a été froidement abattu par deux cambrioleurs.
C'est vers 2 heures que les auteurs se sont introduits par effraction dans l'atelier du " Fournil ". Zeus, l'imposant beauceron des propriétaires, n'a pas eu le temps de montrer les crocs : les auteurs l'ont aussitôt abattu de plusieurs balles. Dormant dans la partie privative, Pascal Hennuy (35 ans) et son épouse Dominique ont été réveillés par le vacarme. Un couteau de cuisine à la main, le boulanger s'est précipité dans le salon où il s'est retrouvé face aux malfrats. Il semblerait que M. Hennuy ait lancé son arme dans leur direction. Mais l'un d'eux a riposté d'un coup de feu, atteignant l'occupant des lieux en plein coeur. Pascal Hennuy n'avait aucune chance de survivre...

Les tueurs ont pris la fuite sans même emporter de butin. Une voiture aurait été aperçue par des riverains, sans pouvoir être identifiée. Avertie des faits, la police locale de la zone Germinalt est descendue sur place et a établi un périmètre de sécurité. L'épouse du boulanger, en état de choc après avoir découvert le corps de son mari, a été recueillie par une voisine.

" C'est un crime crapuleux et gratuit ", clamaient hier les Jameloviens, abasourdis par l'assassinat de leur boulanger. " Pascal était établi depuis plus de 13 ans et tenait la boutique avec son épouse Dominique. Ils n'avaient pas d'enfant et se consacraient à leur travail. C'était un homme jovial, aimable avec sa clientèle. Samedi, il avait repris le boulot après quelques congés. Il ne devait pas avoir grand-chose dans sa caisse. Quand bien même, quel boulanger détiendrait le pactole en plein milieu de la nuit ? "

Malgré tout, les enquêteurs de la police judiciaire fédérale de Charleroi penchent pour un meurtre pour faciliter le vol. " D'autres pistes sont suivies, explique le Procureur du Roi de Charleroi, Christian De Valkeneer. Mais l'hypothèse d'une vengeance après un différend avec un apprenti semble disproportionnée. "

Dimanche midi, le restaurant " Chez Dewilde " à Nalinnes a fait l'objet d'une tentative de braquage par deux individus. Le patron a toutefois pensé à une blague, ce qui a mis les auteurs en fuite. Faut-il y voir un lien avec le meurtre de Pascal Hennuy ? L'enquête est en cours.

En attendant, à Jamioulx, les commerçants vivent dans la crainte.

Frédéric DUBOIS

La Nouvelle Gazette (7 novembre) :

Copie de 20071109


Une douzaine de bouquets de fleurs

20071107-Fournil

 

Dans la presse du 8 novembre :

Le Soir :

Cinq jeunes suspectés du meurtre

Les enquêteurs de la police judiciaire fédérale de Charleroi n'auront pas mis longtemps pour élucider le meurtre de Pascal Hennuy, ce boulanger de 35 ans abattu chez lui, à Jamioulx, dans la nuit de dimanche à lundi. Ce mardi, un mineur de 17 ans a été intercepté mais son interpellation a été maintenue sous embargo par la presse pour le bon déroulement de l'enquête. Il est en effet passé aux aveux rapidement et n'a pas tardé à dénoncer quatre complices, parmi lesquels figurent deux autres mineurs.

Ces quatre suspects sont toujours activement recherchés par les forces de l'ordre qui ont mené des perquisitions dans leurs familles ces deux derniers jours. Quant au jeune individu intercepté, il a déjà comparu devant le juge de la Jeunesse qui a ordonné son placement en centre fermé en attendant un probable dessaisissement pour les juridictions pénales. On imagine mal que le dossier ne soit pas jugé en cour d'assises.

D'après les informations recueillies par les enquêteurs, le jeune homme expliquerait le meurtre de Pascal Hennuy comme la terrible conséquence d'un cambriolage manqué. Au moins deux membres de cette bande auraient forcé la porte de l'atelier de la boulangerie « Le Fournil », installée sur la place Communale de Jamioulx, avant d'accéder à la partie privative. Zeus, le beauceron de Pascal Hennuy, se serait alors jeté sur les intrus qui l'ont abattu de deux balles.

Réveillé par les détonations, le boulanger serait alors descendu, s'armant un couteau. Tombé nez à nez avec les cambrioleurs en bas de son escalier, il aurait alors lancé sa lame. L'un des jeunes aurait alors riposté, lui tirant une balle dans le c½ur à bout portant. Réflexe de panique d'un gamin commettant un larcin ? Difficile à dire à ce stade.

Depuis lundi, le village de Jamioulx vit au rythme de l'enquête. Les commerçants, eux, se posent des questions sur leur propre sécurité. Devant la boulangerie, les bouquets de fleurs, les nounours, les dessins d'enfants s'amoncellent. Pascal Hennuy était unanimement apprécié. « Il a toujours voulu faire boulanger », nous raconte son papa. « Petit déjà, il m'aidait à faire le pain le week-end. Plus tard, il a travaillé pour quelques francs dans différentes boulangeries. » Pugnace, travailleur, Pascal Hennuy a finalement repris le « Fournil » il y a plus de 13 ans. « Il est parti de rien et s'est construit sa vie petit à petit », poursuit un ami d'enfance, boulanger lui aussi. « Récemment, il avait réalisé de coûteux investissements pour sa boulangerie. Il était arrivé là où il le désirait. Son petit plaisir, c'était les belles voitures et les bonnes tables. Pascal était un bon vivant. »

Pascal Hennuy sera inhumé vendredi au cimetière de Jamioulx. Des boulangers de la région ont d'ores et déjà décidé de lui rendre hommage en élevant leurs planches à pain en haie d'honneur devant l'église Saint-André. Tous se sentent en effet concernés par le drame qui a emporté leur collègue et ami.

FRÉDÉRIC DUBOIS

La Dernière Heure :

Un des meurtriers arrêté

Cinq jeunes, dont trois mineurs, sont suspectés du cambriolage manqué de la boulangerie de Jamioulx

JAMIOULX Cinq gamins pour un cambriolage mortel. Telle est donc l'explication du crime de Pascal Hennuy, ce chaleureux boulanger de Jamioulx tué chez lui dans la nuit de dimanche à lundi.

Ce mardi, un jeune garçon de 17 ans a été intercepté par la police judiciaire fédérale de Charleroi. Le suspect est passé aux aveux, dénonçant bien vite quatre complices du même âge. Parmi eux, figurent encore deux mineurs… Aux dernières nouvelles, les quatre membres manquants de cette bande étaient encore recherchés. Des perquisitions ont été menées dans leur famille, mais les suspects se terrent dans un endroit inconnu et ne sauraient tarder à être pincés. Le cinquième, qui avoue une participation passive aux faits, a quant à lui été déféré devant le juge de la jeunesse qui a ordonné son placement en institution fermée. Avant un probable dessaisissement pour les juridictions pénales, et sans doute la cour d'assises.

De ce que l'on sait, les cinq jeunes cherchaient apparemment à cambrioler la boulangerie. Le butin qu'ils auraient pu trouver ne pouvait pas être mirifique : Pascal Hennuy avait repris le travail deux jours plus tôt après une semaine de congés conseillée par son médecin suite à un vol dans sa boulangerie. Cherchaient-ils les clés de sa BMW série Z, un petit bolide qu'il s'était offert après des années de dur labeur ?

Toujours est-il qu'au moins deux d'entre eux sont entrés dans l'atelier du Fournil, puis dans la partie privative. Lorsque Zeus, le beauceron de la maison, s'est jeté sur eux, ils n'ont pas hésité à l'abattre de deux balles. Et il n'aura fallu qu'un seul projectile, tiré à bout portant en plein c½ur, pour tuer Pascal Hennuy. Réveillé, ce dernier s'était armé d'un couteau qu'il a probablement lancé en direction des intrus. Mais contre une arme à feu, il n'avait aucune chance.

Se sentant tous concernés par la mort de leur confrère, les boulangers élèveront leurs pelles à pain en haie d'honneur, ce vendredi, lors des funérailles de Pascal Hennuy qui auront lieu en l'église Saint-André de Jamioulx, à 11 heures.

Frédéric Dubois

La Libre Belgique :

Un suspect, mineur d'âge, interpellé

Tout indique qu'il s'agit d'une tentative de braquage de la boulangerie qui a mal tourné.

Les 4 autres suspects sont encore recherchés.

Un mineur d'âge a été interpellé dans le cadre de l'enquête sur le meurtre lundi d'un boulanger à Jamioulx. Ses quatre complices, parmi lesquels figureraient également deux autres mineurs d'âge, ont été identifiés mais sont toujours en fuite, a indiqué mercredi le parquet de Charleroi. Tout indique qu'il s'agit d'une tentative de braquage qui a mal tourné. Lundi vers 2h, Pascal Hennuy, 34 ans, a été réveillé par du bruit alors que des cambrioleurs s'introduisaient dans l'atelier de sa boulangerie, située place communale à  Jamioulx. Il se trouvait alors à l'étage, dans les pièces d'habitation. Arrivé au rez-de-chaussée, il s'est trouvé en présence d'agresseurs dont l'un a tiré dans sa direction, le blessant mortellement en le touchant en plein c½ur. Son chien avait été abattu par les cambrioleurs quelques instants plus tôt. Selon les premières indications, il n'y aurait pas eu de butin. L'enquête, menée par la police judiciaire fédérale, a abouti à l'interpellation d'un mineur d'âge et à l'identification de quatre autres auteurs, dont deux seraient également des mineurs d'âge, a-t-on appris mercredi auprès du parquet de Charleroi. Les 4 suspects étaient encore activement recherchés mercredi après-midi. Le mineur d'âge déjà interpellé serait passé aux aveux.

 Belga

Vers l'Avenir:

Un mineur arrêté, quatre jeunes recherchés

L' enquête sur le crime de Pascal Hennuy, le boulanger de Jamioulx assassiné chez lui, dans la nuit de dimanche à lundi, a avancé à pas de géant ces derniers jours. Mardi, les enquêteurs de la police judiciaire fédérale ont mis la main sur un jeune de 17 ans qui a rapidement avoué sa participation passive au cambriolage manqué perpétré dans la boulangerie " Le Fournil ", installée sur la place communale de Jamioulx. Le jeune truand a également dénoncé quatre complices, originaires de la région et dont deux sont encore mineurs. Pour le bien de l'enquête, l'information a été maintenue sous embargo par la presse. Des perquisitions ont en effet été menées au domicile de ces quatre jeunes qui, aux dernières nouvelles, étaient toujours en fuite. Le seul membre de cette bande intercepté a quant à lui été confié au juge de la Jeunesse qui a ordonné son placement en centre fermé. Le cas des mineurs fera certainement l'objet d'un dessaisissement pour les juridictions pénales, et en particulier la cour d'assises.

De ce que les enquêteurs ont pu apprendre, il s'agit bien d'un cambriolage d'amateurs qui a tourné au bain de sang. Deux des intrus, au moins, avaient en effet forcé la porte de l'atelier, puis celle de la partie privative pour entrer dans l'habitation. Pour les quelques euros qu'avait pu gagner le boulanger, revenu depuis deux jours d'un long congé ? Pour les clés de sa BMW série Z, fruit de son travail ? Difficile à dire à l'heure actuelle. Toujours est-il que lorsque Zeus, le beauceron de la maison, s'est jeté sur les intrus, ces derniers n'ont pas hésité à l'abattre. Et quand Pascal Hennuy s'est retrouvé face à eux, leur lançant un couteau pour les faire fuir, l'auteur armé lui a tiré une balle en plein coeur, à bout portant...

Tristesse et crainte Dans le village, la tristesse est de mise. La crainte aussi, surtout parmi les petits commerçants qui se posent des questions sur leur propre sécurité. Devant le " Fournil ", les bouquets de fleurs forment un tapis coloré. Un livreur s'arrête. Il s'écroule de soulagement sur sa camionnette lorsqu'on lui apprend que les auteurs de ce crime sont identifiés. " Je connaissais Pascal depuis des années ", raconte-t-il, les yeux rougis. " Il ne méritait pas ça. C'était un bosseur ".

Au funérarium Fontaine, où repose Pascal Hennuy, les amis et les proches défilent. Son épouse, son frère, son père viennent se recueillir. " On l'a abattu comme un chien ", lance ce dernier avant de se souvenir du petit Pascal. " Il a toujours voulu être boulanger. Enfant déjà, il adorait faire le pain avec moi le week-end ". Des amis, boulangers eux aussi, se rappellent d'un bon vivant, aimant les bonnes tables et le bon vin. Vendredi, lors de ses funérailles qui auront lieu à l'église Saint-André de Jamioulx à 11 heures, les collègues de Pascal feront une haie d'honneur avec leurs pelles à pain. Finalement, ce drame les concerne tous.

F.D.

Dans la presse du 9 novembre 2007 : 

 Vers l’Avenir :

  Les tueurs du boulanger en cavale  La police judiciaire fédérale est toujours à la recherche de quatre des cinq jeunes suspectés du meurtre perpétré dans la nuit de dimanche à lundi sur Pascal Hennuy, un boulanger de Jamioulx. Les quatre fugitifs, tous originaires d'une cité de Roux et parmi lesquels figurent deux mineurs, ont été identifiés suite à l'interpellation et aux aveux d'un de leur complice de 17 ans, placé depuis lors en centre fermé. Ces derniers étant toujours dans la nature, les forces de l'ordre ont demandé la publication d'un avis de recherche concernant les deux majeurs, Dorian Cherpion (23 ans) et Abdelah Mostefa (18). Le premier a déjà été condamné par le tribunal correctionnel de Charleroi pour vol avec effraction. Le second était jusqu'alors inconnu de la Justice. Ces jeunes, qui pourraient avoir été mêlés à d'autres faits de violence, sont hautement suspectés d'avoir commis le cambriolage manqué de la boulangerie " Le Fournil ". Au moins deux d'entre eux s'étaient introduits cagoulés dans l'atelier, puis dans la partie privative. Ils avaient abattu le beauceron des propriétaires avant de tomber nez à nez avec Pascal Hennuy. Armé d'un couteau, ce dernier aurait lancé son arme en direction des malfrats. L'un d'eux a riposté d'un coup de feu, tuant le boulanger d'une balle dans le thorax. Toute personne ayant plus de renseignements sur Dorian Cherpion et Abdelah Mostefa, ou sur le lieu où ils résident est priée de s'adresser à la police fédérale au 0800 91 119.

Frédéric Dubois 

La Nouvelle Gazette :

Jamioulx Meurtre du boulanger Il a été agressé par des mineurs 

Un mineur interpellé est passé aux aveux. Ils étaient cinq agresseurs, dont trois mineurs


20071108-Fournil 002
 
   Le Soir :

 Jamioulx Un avis de recherche

Les tueurs sont toujours en cavale

La police judiciaire fédérale est toujours à la recherche de quatre des cinq jeunes suspectés du meurtre perpétré dans la nuit de dimanche à lundi sur Pascal Hennuy, un boulanger de Jamioulx. Les quatre fugitifs, tous originaires d'une cité de Roux et parmi lesquels figurent deux mineurs, ont été identifiés suite à l'interpellation et aux aveux d'un de leurs complices de 17 ans, placé depuis lors en centre fermé. Ces jeunes suspects étant toujours dans la nature, les forces de l'ordre ont demandé la publication d'un avis de recherche concernant les deux majeurs, Dorian Cherpion (23 ans) et Abdelah Mostefa (18 ans). Le premier a déjà été condamné par le tribunal correctionnel de Charleroi pour vol avec effraction. Le second était jusqu'alors inconnu de la Justice. Ces deux jeunes, qui pourraient avoir été mêlés à d'autres faits de violence, sont hautement suspectés d'avoir commis le cambriolage manqué de la boulangerie « Le Fournil ». Au moins deux d'entre eux s'étaient introduits encagoulés dans l'atelier, puis dans la partie privative. Ils avaient abattu le chien des propriétaires, un beauceron, avant de tomber nez à nez avec Pascal Hennuy. Armé d'un couteau, ce dernier aurait lancé son arme en direction des malfrats. L'un d'eux aurait alors riposté d'un coup de feu, tuant le boulanger d'une balle en plein dans le thorax. Toute personne ayant plus de renseignements sur Dorian Cherpion et Abdelah Mostefa, ou sur le lieu où ils résident, est priée de s'adresser à la police fédérale au numéro de téléphone gratuit 0800/91.119.

FRÉDÉRIC DUBOIS   La Dernière Heure : 

Voici deux des suspects

Dorian Cherpion et Abdelah Mostefa sont recherchés pour le meurtre du boulanger de Jamioulx

JAMIOULX L'enquête sur le meurtre de Pascal Hennuy, ce boulanger de Jamioulx abattu lors d'un cambriolage manqué survenu dans la nuit de dimanche à lundi, avance à grands pas. Après avoir intercepté un jeune garçon de 17 ans ce mardi, qui est passé aux aveux et qui a déjà été placé en centre fermé, les pandores de la police judiciaire fédérale de Charleroi Charleroi ont réussi à identifier ses quatre complices. Parmi ces quatre fugitifs, tous originaires d'une cité de Roux, figurent seulement deux majeurs. Le plus vieux, Dorian Cherpion, n'a que 23 ans. Il a pourtant déjà été condamné par le tribunal correctionnel de Charleroi pour vol avec effraction. L'autre, qui se nomme Abdelah Mostefa, est âgé de 18 ans. Il était jusqu'alors inconnu des autorités judiciaires. Pour l'heure, Cherpion et Mostefa se terrent dans un lieu demeuré inconnu, à l'instar de leurs acolytes mineurs. Ces jeunes, dont l'arrestation pourrait permettre d'élucider plusieurs braquages, sont hautement suspectés d'avoir commis le cambriolage mortel de Jamioulx. Au moins deux d'entre eux sont en effet entrés par effraction dans l'atelier du Fournil, puis dans la partie privative. Là, ils ont abattu Zeus, le beauceron des propriétaires avant de tomber nez à nez avec Pascal Hennuy, réveillé par le vacarme. Ce dernier aurait tenté de se défendre en lançant un couteau. Mais l'un des auteurs a riposté, lui tirant une balle dans le thorax. Le boulanger n'a pas survécu. Ce vendredi, auront lieu les funérailles de Pascal Hennuy où des dizaines de personnes sont attendues. La levée du corps est prévue pour 10 h 30 au funérarium Fontaine de Gilly. La messe se déroulera dès 11 h à l'église Saint-André de Jamioulx. Toute personne ayant plus de renseignements sur Dorian Cherpion et Abdelah Mostefa, ou sur le lieu où ils résident, est priée de s'adresser à la police fédérale au 0800/91.119. F. D. Toute personne ayant plus de renseignements sur Abdelah Mostefa ou Dorian Cherpion est priée de s'adresser au 0800/91.119. (belga)

Quelques photos  de mon écran de télévision prises lors du journal de RTL - 19h, 9 novembre 2007) :

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 La corporation des boulangers de la région venue en solidarité.

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Vital Loraux, plus grand arbitre belge de football de tous les temps, habitant non loin du lieu du drame, est interviewé.

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Copie de 20071109-Fournil 001
 

 

Dans la presse du samedi 10 novembre :

La Dernière Heure :

Adieu à l'artisan du pain

Plus de 300 personnes ont assisté aux funérailles de Pascal Hennuy, le boulanger assassiné

JAMIOULX  Le petit village de Jamioulx ne s'est pas encore remis du drame qui s'est joué lundi dernier, dans la boulangerie Le Fournil, installée sur la place Communale.

Une bande de cinq jeunes malfrats s'est introduite dans le commerce de Pascal Hennuy, abattant son chien Zeus avant de tomber nez à nez avec le propriétaire des lieux.

Pascal a vraisemblablement lancé un couteau de cuisine pour se défendre. Pour toute réponse, il a reçu une balle dans le thorax. Un coup de feu qui s'est avéré mortel. Les cinq auteurs de ce cambriolage manqué ont pris la fuite sans emporter de butin. Mardi, l'un d'eux, de 17 ans, a été pincé. Il est passé aux aveux et a dénoncé ses complices parmi lesquels figurent Dorian Cherpion, 23 ans, Abdelah Mostefa, 18 ans, et deux autres mineurs.

Aux dernières nouvelles, les quatre fugitifs étaient toujours dans la nature. Mais leur interception était sans doute une question d'heures.

Hier matin, Pascal Hennuy, l'artisan du pain, s'en est allé. Et plus de 300 personnes l'ont accompagné dans son dernier voyage. Sa femme Dominique, son père et son frère étaient bien sûrs présents, accablés par le chagrin. Mais de nombreux amis et collègues boulangers étaient là eux aussi, ces derniers s'étant même équipés de leurs pelles à pain qu'ils ont élevées en haie d'honneur sur le parvis de l'église.

Venu du funérarium Fontaine de Gilly, le cortège s'est arrêté devant la boulangerie pour une minute de silence. Puis il s'est ébranlé lentement jusqu'à l'église Saint-André, bondée de monde.

Difficile de retenir ses larmes lorsque le meilleur ami de Pascal a pris la parole, rappelant le caractère pugnace du jeune boulanger, qui a franchi les étapes de la vie pour se hisser là où il était. Et comment les gens pouvaient l'entendre rire et chanter dans son atelier où il travaillait avec ardeur.

Difficile aussi de ne pas se laisser envahir par un sentiment de vengeance envers ses assassins qui ont froidement abattu Pascal, alors qu'il cherchait juste à défendre son chien, sa femme, sa vie.

Frédéric Dubois

La Nouvelle Gazette, samedi 10 novembre :

20071110-Fournil

 

logo_rtl_info lundi, 12 novembre :

Meurtre boulanger à Jamioulx: les 2 suspects se sont livrés

DIVERS lun 12 nov Dorian Cherpion, 23 ans, et Abdelah Mostefa, 18 ans, recherchés depuis une semaine pour leur participation au meurtre d'un boulanger à Jamioulx, le 5 novembre dernier, se sont livrés ce week-end à la police, a-t-on appris lundi de source judiciaire à Charleroi.



 

 

 Dans la presse du mardi 13 novembre :

Vers l'Avenir :

Meurtre du boulanger : quasi tous arrêtés

Traqués comme ils l'étaient, les quatre meurtriers présumés du boulanger de Jamioulx ne pouvaient plus se terrer longtemps. Dimanche soir, une semaine après le cambriolage mortel du " Fournil " qui a coûté la vie à Pascal Hennuy, Dorian Cherpion (23 ans) et Abdelah Mostefa (18) se sont livrés aux forces de l'ordre. Les deux majeurs de ce quatuor ont été interrogés toute la nuit et présentés ce lundi à la juge d'instruction Brigitte Francotte. Après audition, la magistrate les a placés sous mandat d'arrêt pour tentative de vol avec violence avec la circonstance aggravante qu'un meurtre a été commis pour faciliter la fuite.

Il n'aura donc fallu qu'une semaine aux enquêteurs de la police judiciaire fédérale de Charleroi pour élucider ce crime qui a secoué non seulement un village, mais également toute la corporation des petits commerçants. Mardi dernier, un premier suspect âgé de 17 ans était déjà pincé. Il n'a pas tardé à avouer sa participation passive au cambriolage mortel, avant de dénoncer ses complices.

Fin de semaine dernière, un autre mineur faisant partie de cette bande de la région de Roux et Courcelles a été intercepté. Celui-là ne semble pas avoir participé au drame de Jamioulx. Mais son interception pourrait permettre d'élucider plusieurs vols avec violences commis dans la région de Charleroi ces derniers temps.

Plus qu'un...

Un seul des suspects, âgé de 16 ans et identifié par les forces de l'ordre, se terre donc encore quelque part. Mais de source proche de l'enquête, son interception ne semblait plus être qu'une question d'heures. Son arrestation permettra aux enquêteurs de réaliser certains devoirs, comme des confrontations et une reconstitution. En effet, il semble que des incohérences, voire des contradictions, ressortent des premiers interrogatoires. Sans doute cherchent-ils à éviter d'endosser le rôle du tireur...

Quoiqu'il advienne, ce dossier sensible devrait prendre la direction de la cour d'assises, y compris pour les mineurs impliqués dans le meurtre. Ceux-ci devraient faire l'objet d'un dessaisissement du juge de la Jeunesse pour les juridictions pénales. Ils n'échapperont donc pas à la prison ferme.

Frédéric Dubois

Copie de 20071113-Fournil

Copie de 20071113-Fournil 001

Le Soir :

Jamioulx Une semaine après le meurtre du boulanger

Les tueurs au complet

Une semaine après le cambriolage mortel qui a coûté la vie à Pascal Hennuy, le boulanger de Jamioulx, les limiers de la police judiciaire fédérale ont quasi bouclé la première partie de l'enquête. Dès mardi dernier, un mineur de 17 ans a été intercepté par les pandores de la section « homicides ». Et bien vite, l'adolescent est passé à table, avouant sa participation passive à l'expédition nocturne au sein du « Fournil », avant de donner les noms de ses trois complices : Dorian Cherpion (23 ans), Abdelah Mostefa (18), ainsi qu'un jeune garçon de 16 ans.

Fin de semaine dernière, les enquêteurs ont attrapé un cinquième suspect dans leurs filets. Originaire comme le reste de la bande de la région de Roux-Courcelles, ce jeune homme de 17 ans n'aurait pas participé au braquage mortel de Jamioulx. Son interception devrait toutefois permettre d'élucider plusieurs vols avec violence commis récemment dans la région de Charleroi, preuve que cette bande était déjà bien active malgré le jeune âge de ses membres.

Traqués par la police, placardés en photos dans les journaux, Dorian Cherpion et Abdelah Mostefa ont fini par craquer. Dimanche soir, ils se sont finalement livrés aux forces de l'ordre.

Incohérences et contradictions

Entendus toute la nuit par les enquêteurs, ils ont été déférés hier devant la juge d'instruction Brigitte Francotte qui les a placés sous mandat d'arrêt pour tentative de vol avec violence avec la circonstance qu'un meurtre a été commis pour faciliter la fuite. Selon toute vraisemblance, des incohérences et des contradictions subsistent encore entre les déclarations des différents suspects.

Des confrontations et une future reconstitution des faits devraient pouvoir éclairer les enquêteurs sur les rôles de chacun, et notamment sur l'identité du tireur. A condition bien sûr que les policiers mettent la main sur l'ultime fugitif, à savoir un « gamin » de 16 ans qu'ils ont déjà identifié. De ce que l'on sait, son interception ne semblait plus être qu'une question d'heures.

D'ores et déjà, on se doute que ce dossier prendra la direction de la cour d'assises, y compris pour les mineurs impliqués dans le meurtre. Ceux-ci devraient faire l'objet d'un dessaisissement du juge de la Jeunesse pour les juridictions pénales. Ils n'échapperont donc pas à la prison ferme.

Frédéric Dubois

La Dernière Heure :

Ils se sont livrés

Dorian Cherpion et Abdelah Mostefa, les meurtriers du boulanger se sont rendus dimanche soir. Plus qu'un…

JAMIOULX Il n'aura fallu qu'une semaine aux enquêteurs de la police judiciaire fédérale de Charleroi pour coincer les tueurs du boulanger de Jamioulx.

Ceux qui, lundi dernier, se sont introduits dans le Fournil pour y commettre un cambriolage, n'hésitant pas à abattre Zeus, le chien, puis son maître, Pascal Hennuy.

Dimanche soir, après une traque d'une semaine, Dorian Cherpion (23 ans) et Abdelah Mostefa (18) se sont livrés aux forces de l'ordre.

Avec leurs photos placardées dans les journaux, ils ne pouvaient plus aller bien loin… Interrogés toute la nuit, Cherpion et Mostefa ont été présentés hier à la juge d'instruction Brigitte Francotte. La magistrate les a placés sous mandat d'arrêt pour tentative de vol avec violence avec la circonstance aggravante qu'un meurtre a été commis pour assurer la fuite. Il n'aura donc fallu qu'une semaine aux enquêteurs de la police judiciaire fédérale de Charleroi pour élucider ce crime qui a secoué non seulement un village, mais également toute la corporation des petits commerçants.

Mardi dernier, un premier suspect âgé de 17 ans était déjà pincé. Il n'a pas tardé à avouer sa participation passive au cambriolage mortel, avant de dénoncer ses complices. Fin de semaine dernière, un autre mineur faisant partie de cette bande de la région de Roux et Courcelles a été intercepté. Celui-là ne semble pas avoir participé au drame de Jamioulx. Mais son interception pourrait permettre d'élucider plusieurs vols avec violences commis dans la région de Charleroi ces derniers temps. Un seul des suspects, âgé de 16 ans et identifié par les forces de l'ordre, se terre donc encore quelque part.

Mais de source proche de l'enquête, son interception ne semblait plus être qu'une question d'heures. Son arrestation permettra aux enquêteurs de réaliser certains devoirs, comme des confrontations et une reconstitution. En effet, il semble que des incohérences, voire des contradictions, ressortent des premiers interrogatoires. Sans doute cherchent-ils à éviter d'endosser le rôle du tireur… Quoiqu'il advienne, ce dossier sensible devrait prendre la direction de la cour d'assises, y compris pour les mineurs impliqués dans le meurtre. Ceux-ci devraient faire l'objet d'un dessaisissement du juge de la Jeunesse pour les juridictions pénales. Ils n'échapperont donc pas à la prison ferme.

F.D.

La Libre Belgique :

Boulanger de Jamioulx : trois des auteurs arrêtés

Deux majeurs se sont constitués prisonniers après l'avis de recherche.

Pour deux habitants de la région de Charleroi, Dorian Cherpion, 23 ans, et Abdelah Mostefa, 18 ans, la situation était devenue intenable, après que le parquet carolo eut lancé un avis de recherche nominatif à leur égard, jeudi dernier. Difficile de se cacher, dans ces conditions… Ils se sont donc rendus ce week-end, a-t-on appris lundi.

Toujours est-il que ces deux jeunes gens sont soupçonnés de compter parmi les quatre auteurs du meurtre du boulanger Pascal Hennuy, âgé de 34 ans et qui tenait son commerce "Le Fournil” à Jamioulx. Le 5 novembre dernier vers 2 h 30 du matin, non sans avoir d'abord tué son chien, l'un des jeunes malfrats, qui étaient tous cagoulés et armés, a froidement abattu M. Hennuy. Alors, pourtant, qu'il était déjà couché au sol, semble-t-il. Les agresseurs étaient ensuite repartis sans butin.

Encore un mineur de 16 ans

La police avait toutefois réussi à identifier un premier auteur, mineur d'âge, le 7 novembre. Il était passé aux aveux. Reste donc en fuite un autre mineur de 16 ans, identifié.

Quant à Cherpion et Mostefa, ils ont été entendus par les enquêteurs de la police judiciaire fédérale, puis par la juge d'instruction Brigitte Francotte, qui les a tous deux placés sous mandat d'arrêt pour tentative de vol avec violences, avec la circonstance aggravante qu'un meurtre a été commis pour faciliter le vol ou en assurer l'impunité.

R.P (avec Belga) 

Dans la presse du 15 novembre :

Vers l'Avenir :

Les tueurs avaient déjà braqué

La bande qui a abattu un boulanger de Jamioulx le 5 novembre dernier, s'était déjà rendue coupable de deux agressions violentes, à Virelles et à Wayaux.

En neuf jours, l'enquête sur le meurtre de Pascal Hennuy, le boulanger de Jamioulx abattu chez lui par des cambrioleurs le 5 novembre, a progressé à pas de géants. Non contente d'avoir intercepté trois des quatre membres de cette expédition mortelle, ainsi qu'un mineur complice de cette bande, la police judiciaire fédérale de Charleroi peut aujourd'hui attribuer à ces individus deux autres vols avec violence, commis quelques jours plus tôt à Virelles et Wayaux, chez des personnes âgées.

Si les suspects se rejettent la responsabilité du tir mortel, les enquêteurs connaissent à présent le déroulement des faits. Cette nuit-là, vers 2 heures du matin, Dorian Cherpion (23 ans), Abdelah Mostefa (18) et deux mineurs de 16 et 17 ans se garent à 300 mètres de la boulangerie " Le Fournil ". Ils s'équipent de cagoules et d'armes dans la voiture avant d'entrer par effraction dans la partie privative. Zeus, le beauceron de Pascal Hennuy, joue parfaitement son rôle de chien de garde, et tient en respect deux des intrus qui l'abattent l'un avec un 9 mm, l'autre avec une carabine 22 Long. Le chien devra être euthanasié quelques heures plus tard.

Réveillés par le vacarme, Pascal Hennuy et sa femme tombent nez à nez avec les deux autres auteurs. L'épouse est contrainte de se coucher au sol. Le boulanger saisit un couteau qu'il lance en direction d'un malfrat, le blessant au pied. Un coup de feu part, tuant Pascal Hennuy quasi sur le coup et mettant en fuite les voleurs bredouilles. " Le modus operandi utilisé par les auteurs a rapidement permis aux enquêteurs de faire le lien avec deux agressions commises à Virelles et Wayaux, peu de temps auparavant ", déclare le Procureur du Roi, Christian De Valkeneer. " À Wayaux notamment, les auteurs avaient aussi abattu le chien des victimes avant de voler une arme utilisée lors du cambriolage mortel. Quant à la 22 Long dérobée à Virelles, elle a servi à tuer le chien du boulanger ".

Dès le lendemain des faits, un mineur, déjà bien connu des services de la jeunesse, se livrait aux policiers, passait aux aveux et dénonçait ses complices. Quelques jours plus tard, un autre jeune de 17 ans se rendait : il n'a probablement pas participé au raid mortel de Jamioulx, mais bien aux agressions de Wayaux et Virelles. Enfin, dimanche soir, Cherpion et Mostefa ont mis un terme à leur cavale. Ils ont depuis lors été placés sous mandat d'arrêt pour tentative de vol avec la circonstance qu'un meurtre a été commis pour le faciliter. Placés en centre fermé, les mineurs feront l'objet d'un dessaisissement du juge de la Jeunesse et seront jugés par la cour d'assises. Le plus jeune, âgé de 16 ans, est toujours en cavale. Mais sans doute plus pour longtemps

Frédéric Dubois

 

Le Soir :

 

Jamioulx Les quatre jeunes étaient armés et déterminés

Les tueurs du boulanger écumaient toute la région

Neuf jours après le meurtre du boulanger de Jamioulx, l'enquête de la police judiciaire fédérale de Charleroi avance à pas de géants. Selon nos informations, les quatre jeunes gens, tous armés, qui avaient projeté de cambrioler le domicile privé du boulanger auraient été informés de la présence d'argent liquide au domicile de leur victime. La PJ a pu reconstituer le déroulement du drame. Le « commando » était arrivé à bord d'une voiture conduite par l'un des mineurs d'âge impliqués, Aubin B. (17 ans), qui avait « emprunté » ce véhicule à sa soeur. Garés à environ 300 m du commerce, ils se sont équipés de cagoules et d'armes dans la voiture avant de pénétrer dans l'habitation. Zeus, le beauceron de Pascal Hennuy, a joué son rôle de chien de garde. Dix coups de feu ont été tirés sur l'animal, notamment par Aubin, qui explique qu'il éprouvait de la peur à l'égard des chiens après avoir été mordu à la poitrine par un molosse alors qu'il était enfant. Rottweiler abattu Deux auteurs ont fait usage de deux armes différentes pour tuer le molosse : un 9 mm et une carabine 22 Long volée lors d'une agression sur personnes âgées commise à Wayaux, fin octobre. Cette nuit-là, cinq individus étaient entrés chez ces sexagénaires qu'ils avaient molestés et dépouillés. Et là aussi, ils avaient également abattu le rottweiler des propriétaires. Réveillés par le bruit, Pascal Hennuy et sa femme sont tombés nez à nez avec les deux autres auteurs. L'épouse a été contrainte de se coucher au sol. Le boulanger a saisi un couteau qu'il a lancé en direction d'un malfrat, le blessant au pied. Un coup de feu est parti, tuant Pascal Hennuy. Selon le témoignage d'Aubin, l'auteur du coup de feu mortel serait Dorian Cherpion (23 ans), qui nie. « Le modus operandi utilisé par les auteurs a rapidement permis aux enquêteurs de faire le lien avec deux agressions commises à Virelles et Wayaux, peu avant », explique le Procureur du Roi de Charleroi, Christian De Valkeneer. « A chaque fois, des violences ont été exercées sur les victimes et un butin a été emporté, dont des armes qui ont été utilisées lors des faits de Jamioulx ». Dès le lendemain du meurtre, Aubin B., déjà bien connu du service Jeunesse, s'est livré aux forces de l'ordre. Il est passé aux aveux et a dénoncé ses complices, dont un autre mineur. L'avocat d'Aubin, Me Amrani, soutient que son client, même s'il a abattu le chien, « n'a pas participé au cambriolage mortel ». « Son implication est minime », soutient l'avocat qui compte bien s'ériger contre un dessaisissement des juridictions de la jeunesse. Dorian Cherpion (23 ans) et Abdelah Mostefa (18) ont mis un terme à leur cavale dimanche. Ils ont été placés sous mandat d'arrêt pour tentative de vol avec la circonstance aggravante de meurtre. Un mineur de 16 ans est toujours en fuite.  

Frédéric Dubois

La Dernière Heure :

L'enquête avance

Les tueurs du boulanger de Jamioulx avaient déjà braqué

JAMIOULX "En 9 jours, l'enquête sur le meurtre du boulanger de Jamioulx a avancé à pas de géant.” Le procureur du Roi de Charleroi, Christian De Valkeneer, a souligné hier le travail effectué par la police judiciaire fédérale et la juge d'instruction Francotte dans ce dramatique dossier. Sur les quatre auteurs de ce cambriolage mortel survenu le 5 novembre, trois ont été pincés. Un quatrième larron, âgé de 17 ans, s'est livré. S'il ne semble pas concerné par l'expédition qui a coûté la vie à Pascal Hennuy, il pourrait bien être impliqué dans deux agressions sur personnes âgées survenues à Virelles et Wayaux, à la fin du mois d'octobre. Les enquêteurs avaient en effet eu l'attention attirée par le modus operandi identique. À chaque fois, les auteurs sont entrés au moins à quatre chez leurs victimes, n'hésitant pas à les molester pour les dépouiller. À Wayaux, ils ont abattu le rottweiler des propriétaires, comme ils ont abattu Zeus, le beauceron de Pascal Hennuy. Qui plus est, des armes ont été volées à Virelles et Wayaux. Et l'un d'elles, à savoir une carabine 22 Long, a servi à tuer le chien du boulanger, les auteurs ayant dû s'y mettre à deux pour se débarrasser du fidèle toutou qui a défendu ses maîtres jusqu'au bout. Pour l'heure, les suspects interceptés se rejettent la responsabilité du tir qui a tué Pascal Hennuy. Un coup de feu est parti, le blessant mortellement. Le lendemain, un mineur bien connu se constituait prisonnier et dénonçait ses complices. Dimanche dernier, Dorian Cherpion, 23 ans, et Abdelah Mostefa, 18 ans, se livraient également. Ils sont depuis lors à Jamioulx (la prison cette fois) pour tentative de vol avec la circonstance aggravante de meurtre. Les mineurs étant âgés d'au moins 16 ans n'échapperont pas à la cour d'assises. Y compris le cadet qui est toujours en cavale.

F. D.

La Libre Belgique :

Meurtriers du boulanger et agresseurs en général

Ceux qui ont agressé Pascal Hennuy en le tuant n'en étaient pas à leur coup d'essai.

Le procureur du Roi de Charleroi, Christian de Valkeneer, a exposé mercredi des éléments neufs concernant la bande qui, le 5 novembre, a mis à mort Pascal Hennuy, un boulanger de Jamioulx âgé de 34 ans. On savait que les auteurs avaient été identifiés, soit deux mineurs (dont un de 16 ans en fuite) ainsi que deux majeurs, Dorian Cherpion, 23 ans, déjà connu pour des vols qualifiés, et Abdelah Mostefa, 18 ans, au casier judiciaire vierge jusque-là Mais on a appris que certains d'entre eux avaient déjà été impliqués dans d'autres agressions violentes, à Wayaux et à Virelles.

Voleurs d'armes

Dans le premier cas, après avoir pénétré par effraction dans une maison, les agresseurs avaient abattu le chien, avant de porter des coups à un couple de sexagénaires. Dans le second, une sexagénaire avait été attaquée chez elle par quatre individus armés. Ils étaient repartis entre autres avec sa voiture. Mais, dans chaque cas, les voleurs ont aussi emporté une arme. Les deux ont été utilisées à Jamioulx. Précisément, le 5 novembre vers 2 heures, les quatre malfrats, cagoulés, gantés et armés, sont entrés dans l'habitation du boulanger et se sont trouvés face au chien de la maison qui, faisant son travail, s'en est pris à eux. Deux des agresseurs ont tiré sur lui, le tuant. Les deux autres se sont ensuite trouvés face au boulanger et à son épouse qu'ils ont obligée à se coucher au sol (et non son mari, comme précédemment écrit). Le boulanger a lancé un couteau vers eux et un des auteurs a tiré, le tuant net.

Tous aux assises ?

Pour conclure, le procureur a estimé que l'enquête pourrait établir d'autres faits à charge de la bande, qui comporte un 5e membre n'étant cependant pas intervenu lors des faits Jamioulx – même si le rôle précis des quatre n'est que partiellement connu, en l'attente de l'arrestation du fuyard. Enfin, M. De Valkeneer a relevé que les quatre auteurs de Jamioulx pourraient aller ensemble aux assises, si une ordonnance de dessaisissement intervenait en justice de la jeunesse pour les mineurs. R.P.

 

 

 

Dans la presse du 16 novembre :  Vers l’Avenir :   Un mineur aurait renseigné les malfrats L'enquête sur le meurtre du boulanger de Jamioulx, Pascal Hennuy, a connu un nouveau rebondissement ce mercredi. Cette fois, la police judiciaire fédérale de Charleroi a mis la main sur un jeune de 17 ans, originaire de Fontaine-l'Evêque, qui travaillait de temps à autre comme étudiant au " Fournil ". Rien avoir toutefois avec l'apprenti qu'employait Pascal Hennuy à une époque. Selon nos sources, il semble que ce nouveau suspect, placé depuis lors au centre fermé de Braine-le-Château, a renseigné les quatre membres de l'expédition mortelle du 5 novembre dernier sur la présence probable d'une somme d'argent de 6000 euros. Le boulanger devait apparemment effectuer un achat important cette semaine-là. C'est forts de cette information, que Dorian Cherpion (23 ans), Abdelah Mostefa (18) et deux autres mineurs auraient mis sur pied leur criminelle expédition, fatale au malheureux Pascal Hennuy. Le " Mauricien " toujours en cavale Pour l'heure, on ignore encore les rôles exacts de chacun des protagonistes, ceux-ci se rejetant la responsabilité du tir mortel. Les enquêteurs de la police judiciaire fédérale mettent donc les bouchées doubles pour intercepter le dernier suspect de 16 ans, surnommé le " Mauricien ". Aux dernières nouvelles, il était toujours en cavale. Hier, les deux majeurs, Dorian Cherpion et Abdelah Mostefa, devaient comparaître devant la Chambre du Conseil de Charleroi. Me Pierre Chomé, qui défend le premier, a toutefois demandé le report à jeudi prochain pour étudier le dossier. Abdelah Mostefa est quant à lui défendu par Me Philippe Balleux. Cette affaire ne semble pas devoir échapper à la cour d'assises, y compris pour les mineurs qui devraient faire l'objet d'un dessaisissement du juge de la Jeunesse. Les braquages chez des personnes âgées de Wayaux et Virelles, commis par cette même bande, y seront également joints. Frédéric .Dubois

. La Dernière Heure :  

Complice des tueurs

Un mineur de 17 ans aurait rancardé la bande pour le braquage mortel de la boulangerie

 Chaque jour amène de nouveaux éléments dans l'enquête sur le crime du boulanger de Jamioulx. Si la PJF de Charleroi recherche toujours le dernier des quatre auteurs qui se trouvaient chez Pascal Hennuy, le 5 novembre, un autre jeune de 17 ans a été intercepté jeudi soir. Celui-ci n'est autre qu'un étudiant de Fontaine-l'Évêque qui a travaillé un peu pour le boulanger. Rien à voir toutefois avec l'apprenti que Pascal Hennuy a eu sous ses ordres tout un temps. Cet étudiant donc aurait rancardé Dorian Cherpion, Abdelah Mostefa et les deux autres mineurs sur la probable présence d'une forte somme chez le boulanger qui devait effectuer un achat cette semaine-là. On parle de 6.000 euros en liquide. L'étudiant n'a pas participé activement à l'expédition mortelle, mais devait apparemment obtenir sa part du butin. Déféré devant le juge de la jeunesse, il se trouve aujourd'hui au centre fermé de Braine-le-Château. Hier, les deux majeurs, à savoir Dorian Cherpion et Abdelah Mostefa, devaient comparaître devant la chambre du conseil de Charleroi. Me Pierre Chomé, qui défend le premier, a toutefois demandé le report à jeudi prochain pour étudier le dossier. Abdelah Mostefa est quant à lui défendu par Me Philippe Balleux. Cette affaire ne semble pas devoir échapper à la cour d'assises, y compris pour les mineurs qui devraient faire l'objet d'un dessaisissement.

Frédéric Dubois

Le Soir :

Nouvelle interpellation après l'attaque du « Fournil »

L'étudiant boulanger était de mèche

De nouveaux éléments s'ajoutent de jour en jour dans l'enquête sur le crime du boulanger de Jamioulx, perpétré le 5 novembre dernier. Mercredi soir, la police judiciaire fédérale de Charleroi a mis la main sur un jeune homme de 17 ans, suspecté d'avoir « donné le coup » aux jeunes agresseurs. Originaire de Fontaine-l'Evêque, le mineur avait vraisemblablement travaillé quelque fois comme étudiant pour Pascal Hennuy qui, soit dit en passant, a également eu sous ses ordres un apprenti, étranger à cette affaire. Il avait apparemment appris que le boulanger s'apprêtait à effectuer un achat important et qu'il détenait une grosse somme d'argent chez lui (6.000 euros, selon une source proche de l'enquête). Le jeune homme n'a apparemment pas participé en tant que tel à l'expédition mortelle, mais devait vraisemblablement toucher une part du butin pour les informations qu'il avait pu fournir à ses complices. Il a toutefois été présenté au juge de la Jeunesse qui l'a envoyé en institution fermée, à Braine-le-Château. Cette nuit-là, Dorian Cherpion, Abdelah Mostefa et deux mineurs de 16 et 17 ans avaient garé leur voiture à 300 mètres du « Fournil ». Ils s'étaient équipés d'armes à feu, de gants et de cagoules dans le véhicule avant de pénétrer par effraction. La veille, les auteurs étaient venus en repérages et il semble qu'il avait été convenu dès le départ de tuer le beauceron du boulanger. Sauf que le brave Zeus a donné du fil à retordre à deux des intrus qui ont dû utiliser une 22 Long et un 9 mm pour le rendre inoffensif, le chien ayant dû être euthanasié quelques heures plus tard. Le « Mauricien » recherché Alertés par le vacarme, Pascal Hennuy et son épouse Dominique sont alors descendus. Cette dernière a dû se coucher sur le sol tandis que son mari était plaqué contre un mur. Mais il s'est retourné, lançant un couteau qui a blessé l'un des truands au pied. Un coup de feu est parti, tuant le boulanger quasi sur le coup. Pour l'heure, les différents suspects arrêtés se rejettent la responsabilité du tir mortel. Inutile de dire que les enquêteurs font le forcing pour épingler le dernier auteur en cavale, un jeune homme de 16 ans surnommé le « Mauricien ». Des confrontations et une reconstitution permettront sans doute de discerner le rôle des quatre membres de l'expédition mortelle. Ce jeudi, Dorian Cherpion et Abdelah Mostefa, les deux majeurs de la bande, devaient comparaître devant la Chambre du Conseil de Charleroi. Le conseil du premier, Me Pierre Chomé, a toutefois demandé le report de l'affaire à jeudi prochain afin d'étudier le dossier. Me Philippe Balleux assurera quant à lui la défense de Mostefa. Même si les conseils des mineurs tenteront de l'éviter, cette affaire fera vraisemblablement l'objet d'un dessaisissement du juge de la Jeunesse pour les juridictions d'assises. Deux agressions commises par la même bande, chez des personnes âgées de Virelles et Wayaux, y seront jointes.

FRÉDÉRIC DUBOIS

Dans la presse du 20 novembre :

La Dernière Heure :

Le tueur : "C'était lui ou moi”

 

23:20 Écrit par Karelkoning1 | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |